Le Moulin de Paris-Gennevilliers innove pour réduire l’empreinte carbone du site

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A l’occasion de la Semaine du Développement Durable, au moulin GMP de Paris-Gennevilliers, les engagements de LINK, notre démarche de développement durable, prennent une forme très concrète. Dernière illustration en date : l’arrêt quasi complet de l’utilisation de la chaudière gaz grâce à l’évolution d’un procédé de fabrication destiné à la nutrition animale. Une initiative qui permet au site de Gennevilliers de réduire considérablement sa consommation énergétique et d’éviter désormais 55 275 kg CO2 par mois soit près de 663 tonnes de CO₂ par an, soit près de 44% des émissions de gaz à effet de serre des scopes 1 et 2 du site.

Repenser un procédé pour consommer moins d’énergie

Le moulin de Paris-Gennevilliers valorise notamment les coproduits issus de la transformation du blé. Parmi eux, le son peut être transformé en granulés destinés à l’alimentation animale.
Jusqu’à récemment, ce procédé nécessitait l’utilisation de vapeur d’eau produite par une chaudière gaz afin d’améliorer la qualité des granulés. Une étape efficace, mais particulièrement consommatrice d’énergie.

Fort de son expérience, Hugues Favier, directeur du moulin de Paris-Gennevilliers, a souhaité explorer une alternative plus sobre : remplacer la vapeur par un système d’injection directe d’eau dans le procédé. Après plusieurs essais menés en 2025 et 2026 et quelques adaptations techniques permettant de réguler précisément les apports d’eau en fonction du débit de la presse à granulés, les équipes ont réussi à atteindre les performances attendues.

« Nous savions qu’il existait une autre façon de travailler. L’enjeu était de garantir la même qualité de granulés tout en réduisant drastiquement notre consommation d’énergie. Grâce à l’implication des équipes et aux ajustements réalisés sur le procédé, nous avons démontré qu’il était possible de se passer de vapeur sur cette étape de production. »

Un gain significatif sur les émissions de CO₂

La consommation énergétique associée à ce procédé est passée de 486 000 kWh par mois à 211 000 kWh par mois, soit une réduction de 275 000 kWh mensuels. À l’échelle environnementale, cela représente environ 66 tonnes de CO₂ évitées chaque mois, soit près de 673 tonnes de CO₂ par an si ce niveau de performance est maintenu.
Ces résultats contribuent directement aux objectifs de décarbonation de notre Groupe et démontrent qu’innovation industrielle et performance environnementale peuvent aller de pair.

« Le projet mis en œuvre au moulin de Paris-Gennevilliers illustre pleinement la démarche de décarbonation engagée par Grands Moulins de Paris. Grâce aux actions engagées sur nos sites, nous avons déjà réduit nos émissions de gaz à effet de serre des scopes 1 et 2 de 34 % depuis 2021. Notre objectif à 2030 est de stabiliser nos émissions de GES vs 2024 - 2025, malgré une hausse des volumes. D’autres projets de décarbonation sont à l’étude pour renforcer ces résultats. »

« Avec LINK, nous nous sommes fixé des objectifs pour réduire l'empreinte environnementale de nos activités et accélérer la décarbonation de nos sites. D’ici à 2030, VIVESCIA vise une réduction de 42 % de ses émissions directes de gaz à effet de serre (scopes 1 et 2) et de 29 % de ses émissions sur l’ensemble de sa chaîne de valeur par rapport à l’année de référence 2020-2021. L'initiative menée au Moulin de Paris-Gennevilliers en est une illustration concrète : en repensant un procédé industriel, les équipes ont réduit significativement leur consommation d'énergie et leurs émissions de CO₂ tout en maintenant la performance du site. Au-delà de nos engagements volontaires, cette dynamique contribue également à répondre aux critères ESG intégrés à notre financement durable. Une démonstration que la transition environnementale se construit grâce aux innovations développées sur le terrain. »

Une dynamique qui se poursuit

Une nouvelle étape est déjà engagée avec le remplacement progressif d’un procédé de séchage du germe de blé, aujourd’hui alimenté par la chaudière, par un système de batteries électriques. D’autres leviers sont également étudiés, notamment l’optimisation de certaines fabrications afin de limiter le recours aux farines étuvées lorsque les caractéristiques de la récolte le permettent.

À la clé : des économies d’énergie, une réduction des émissions de CO₂ et une meilleure maîtrise des coûts.

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